Repartis à deux dans Silverback, nous prenons la direction du Malawi, le 5eme pays que nous allons traverser. La frontière nous oppose son lot d’attentes (pas facile de taper le permis du véhicule avec 2 doigts et 2 de tension ! J mais pas de difficulté majeure. Les démarches ne sont payables qu’en kwachas du Malawi, que nous n’avons pas encore. Les douaniers nous donnent la solution : le marche noir !... bravo les douaniers !... La route est courte jusqu'à la capitale Lilongwe. Elle semble plus endormie, plus poussiéreuse, plus pauvre et encore plus bordelique que ses consoeurs… Et pourtant nous avons encore notre lot de corvées à y assurer… Pourquoi corvées ? Car tout ici demande une énergie incroyable… Ecrire des mails ou un article : il faut faire tous les internets cafes (5 ou 6 parfois à l’oppose les un des autres) de la ville pour trouver à la fois une connection qui nous permette d’ouvrir notre boite mail dans une moyenne de moins de 20 minutes, un port USB pour les photos, etc… Joindre nos familles par Skype on a abandonne. Pas possible ici. Retirer de l’argent : il faut degoter la banque dont le distributeur accepte les Mastercard, faire la queue au milieu de 20 personnes qui restent pour regarder combien de billets tu vas sortir de la machine, et recommencer 5 fois car chaque retrait est limite à 100 euros (et comme on paie tout en cash et qu’on ne croise pas de distributeur tous les jours, on retire pas mal à chaque fois).
La, il est déjà midi passe, il fait super chaud, tu sais que tu vas pas manger, t’as besoin d’aller à l’ambassade du Botswana et t’as demande 4 fois ton chemin sans qu’aucun des gars n’ait pu fournir d’explication cohérente. A ce moment la, il est probable que tous les deux très énerves on s’énerve aussi un peu l’un contre l’autre J Avant de retrouver la foi et de repartir en croisade pour une autre paperasserie africaine… Faut dire qu’on n’est pas aides. Les locaux ne sont pas… comment dire… très motives. Une demande un peu inhabituelle, on préfère perdre le business plutôt que se donner un peu de peine, et on s’empresse de refiler la patate chaude à son voisin (sauf que la patate chaude c’est nous !) ! On ne sent pas l’énergie, l’envie d’y aller qu’on a pu observer partout ailleurs dans les pays en voie de développement. Le contraste est grand avec l’Asie et l’Amérique du Sud ou les gens ont la gnaque. Ici la nonchalance est parfois paralysante. Et pénalisante puisque presque tous les business (internet cafés, garages, pièces autos, superettes…) sont détenus par des indiens ou des chinois. C’est une nouvelle forme de colonisation. Non plus politique mais économique, par le bas. Et les nouveaux puissants économiques ne semblent pas traiter les locaux avec moins de condescendance que ne l’aurait fait un bon colon blanc européen !
Bref, on arrive rarement à faire tout ce qu’on souhaitait faire et comme on souhaitait le faire (d’où le retard dans la mise a jour du blog !) mais ces journées corvées sont indispensables.
Enfin nous quittons Lilongwe pour nous
rendre sur le lac Malawi. La route est montagneuse et très belle. Nous croisons de beaux villages de cases en briques rectangulaires. Les femmes sont très colorées, un bébé dans le dos et une
charge sur la tête. Le sol est riche et la région agricole. Sur le bord de la route on vend des mangues, des tomates, des pommes de terre. Nous arrivons en fin d’après midi à Cape Mc Clear, un
village rural de 15000 habitants au bord du lac Malawi.
Rencontres d'une promenade, rencontres d'un jeu...
Les touristes sont peu nombreux et ne semblent pas perturber la vie quotidienne locale. La réserve d’eau fraîche du lac est source de vie : ici on mange les poissons du lac, on se lave dans
le lac, on y fait la vaisselle, la lessive etc…

La rive du lac est le siege de toutes les activites du village
Le camping est sur la plage, sous un manguier, on se croirait en bord de mer !

On n'est pas bien la? :-)
Farniente. Kayak dans la baie, plongée avec masque et tuba, baignades, balades sur la plage et jeux avec les enfants, ravis de nous donner la main pour nous accompagner sur quelques mètres. Seule
ombre au tableau : ben une roue a plat ! Va falloir commencer a tenir un compte... :-)

