Rédigé par mielamundi et publié depuis
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Ca y est, cette nuit nous venons de vivre un symbole fort du début de notre tour du monde : notre 1er passage de frontière! En vacances normales, après 3 à 4 semaines de baroudage, nous aurions atterri à Roissy à 6h pour être au boulot à 9h... et bien cette fois-ci, ca continue! Et c'est maintenant que nous réalisons que notre voyage commence.
Nous avons donc pris hier soir un bus de nuit pour aller de Loja en Equateur à Piura au Pérou. Bus direct 8h.... oui c'était direct mais c'était plutôt 5h de route + 3h d'attente à la frontière.... 1er arrêt vers 1h30 du matin à un vrai-faux poste frontière au milieu de nulle part, où des militaires équatoriens ont noté nos numéros de passeport sur un cahier Super Conquérant. 1 heure plus tard (flûte, on venait juste de se rendormir), 2ème arrêt au vrai poste frontière sur un pont. Manque de bol, l'officier Eduardo n'embauche qu'à 3h... Qu'à cela ne tienne, le chauffeur gare le bus entre les 2 frontières dans le no man's land du "Peruador" et tout le monde repique pour un petit somme de (facile) 30 minutes. 1 heure de queue plus tard (c'est long pour si peu de personnes , mais en même temps, Eduardo ne pouvait pas feuilleter les passports plus vite, avec ses moufles... véridique!), 1 coup de tampon péruvien dans le bureau de droite, 1 coup de tampon péruvien dans le bureau de gauche (ne me demandez pas pourquoi 2 tampons c'est comme ca, c'est tout!), nous pouvons enfin repartir.
Nous vous passons les détails sur :
* la route pour descendre la Cordillière des Andes (au demeurant magnifique sous la presque-pleine lune) qui te plaque le visage tantôt sur la vitre à droite, tantôt sur l'épaule de ton voisin à gauche...
* la musique à fond les ballons, qui accompagne tous nos voyages, même la nuit (cf. article de la semaine dernière)...
* les rugissements nocturnes de mon voisin Roberto, dit "le ronfleur fou des Andes"... Même mes discrets coups de pieds dans les chevilles n'y ont rien fait.
En résumé, une bien piètre nuit, sur laquelle nous avons enchaîné 7h de bus supplémentaires pour pousser jusqu'à Trujillo, notre 1ère halte péruvienne, en traversant des paysages plats, pelés et désertiques. Eh oui, le climat de la côte péruvienne est hyper aride, même si nous sommes au bord de l'océan pacifique (la faute aux courants marins qu'ils disent...).