Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
mielamundi eco ethno travel, le carnet de root

Le Carnet de Root du Tour du Monde de Marie et Greg. 1 an de voyage de l'Amérique du Sud à l'Afrique Australe en passant par l'Asie, à la rencontre de la nature et des hommes...

Publicité

Manque de pot dans le Kalahari

Après les marais humides, la sécheresse ! Nous décidons d’aller faire un tour dans la réserve centrale du Kalahari. En cette fin de saison sèche, les feux de brousse ravagent le bush, et seule la partie nord du parc est épargnée. Pour l’atteindre, nous devons traverser l’inévitable barrière vétérinaire. Il est 9h du mat, et l’officiel en fonction aimerait bien réquisitionner la saucisse découverte dans notre frigo pour son déjeuner… Il nous laisse pourtant une alternative : stationner sous le grand « sausage tree » qui ombrage le poste vétérinaire et faire cuire notre saucisse avant de passer de l’autre cote. Voilà comment Greg se retrouve accroupi devant le réchaud, au milieu de nulle part, épaulé par l’officier dans la surveillance de la bonne cuisson d’une saucisse boers.

 P1040467
La cuisson de la saucisse, a la barriere veterinaire...

Le commis, lui, est occupé à asperger les roues de Silverback (pour lutter contre la transmission des maladies par les roues des véhicules). Manifestement il est scrupuleux. Il asperge aussi la roue de secours, accrochée à la porte arrière…Ou plutôt la housse qui la recouvre… On n’a pas du bien lui expliquer la finalité de son boulot ! :-) Pour atteindre la réserve on nous a conseillé de suivre le track le long de la barrière vétérinaire. Le sable est profond et la voiture chasse. Greg passe son niveau deux de conduite sur sable. Les animaux sauvages, retenus d’un côté ou l’autre de la barrière, accompagnent notre route. Nous profitons de cette proximité pour tester les capacités des autruches à la course. A 40 km/h, elles tiennent la foulée avec facilité (on a la video, mais pas le debit pour la telecharger!).
A la porte du parc, personne. On nous explique que le ranger chargé de faire payer n’est pas là aujourd’hui. Une journée portes ouvertes à l’africaine ! Nous nous engageons dans les pistes de sable profond du parc.

 IMG_6680
IMG_6683
Dans les paysages arides du Kalahari

Les vibrations sont énormes, tout le chargement brinqueballe, dans et sur Silverback. Et puis, au sommet d’une côte particulièrement éprouvante, le moteur soudain rugit. Silverback ne vrombit plus comme un bon 4x4 mais éructe comme un vieux tracteur. Le pot d’échappement n’a pas résisté aux vibrations, il est dessoudé. Le moteur n’étant pas en péril, nous décidons de continuer. Les animaux ne semblent pas effrayés par le bruit qui nous précède… Kori bustards, oryx, honey badger, chacals, springbocks,ils tournent à peine la tête à notre passage. Nous savons qu’il n’y a pas beaucoup de facilités dans les camps de la réserve. Effectivement… le camp que nous avons choisi pour dormir n’est qu’une petite clairière de terre battue à l’abri d’un bouquet d’arbres. Pas d’eau, pas d’emplacement pour le feu, pas de toilettes, et surtout pas de protection, en plein parc animalier ! Quand on compare avec la Namibie, où les normes de sécurité sont strictes (les camps d’Etosha sont clôturés, il faut y rentrer avant le coucher du soleil et on n’a droit d’en sortir qu’après le lever du soleil), ici c’est le grand wild. Les empreintes dans la poussière laissent présumer que des félins fréquentent le lieu … Espérons qu’ils aillent voir ailleurs cette nuit ! Des vents de grande force balaient le bush. L’idée nous effleure même de redescendre dormir dans la voiture pendant la nuit. Pas étonnant que les feux se propagent si vite dans les herbes sèches !
Après 2 heures de safari le lendemain matin (une vingtaine de girafes et quelques autruches), nous décidons de reprendre la route pour réparer le pot. Car bien évidemment (sinon ce serait trop facile !), nous sommes à la veille de 2 jours fériés pour la fête nationale !

 P1040483 IMG_6694
Autruches et girafes de bon matin

Nous nous arrêtons au premier village croisé, 45km après la sortie du parc. Il y a paraît-il plusieurs petits ateliers. Mais voilà. Le mécano du premier ne revient que demain, le deuxième n’a pas de fer à souder, et le troisième est resté introuvable malgré (ou à cause !:-) des explications « à l’africaine » qu’on nous a données. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Maun.
Le lendemain est un des ces rares jours de corvées comme on les aime…Tout marche du premier coup. On trouve à réparer le pot en 2 heures de temps pour 350 pulas (environ 35 euros, merci les petits n’indiens qui bossent les jours fériés), internet marche et nous trouvons un camping charmant le long de la rivière. Et pour finir en beauté, on nous propose une petite croisière en bateau au coucher du soleil… On n’est pas bien Tintin ? Greg est content car il fait de gros progrès en mécanique (clin d’œil au garage Clément, qui l’a accueilli pour une journée initiation, en Août dernier… A chaque fois que je téléphonais, ils étaient en train de boire un coup ou au resto, mais Greg soutient qu’il a appris où se trouve le moteur !:-), et surtout en mécanique bilingue… bearing, exhaust pipe, to solder, il est incollable !
Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
Blogs are so informative where we get lots of information on any topic. Nice job keep it up!!
Répondre